C'est la saison de la confirmation attendue pour Dialo Guidileye. A 18ans, le jeune milieu de terrain découvre un poste tout seul devant la défense, qui lui va comme un gant.
-- On l'oublie parfois, mais Dialo Guidileye n'a que 18ans. Aussi à l'aise sur le terrain que dans le vestiaire, il donne l'impression de se comporter en vieux briscard.
-- Il faut dire que rien n'a changé pour lui d'une saison sur l'autre. Devenu indispensable en un temps record l'année dernière, appelé à chaque fois en équipe de France 19ans, il est désormais l'un des piliers de l'équipe troyenne, version Batelli.
"Je ne suis plus le petit nouveau"
-- Le jeune homme apprécie cette continuité : "Je sens que le coach me fait confiance; j'espère que ça va se poursuivre. J'ai redémarré la saison sans me mettre de pression particulière. Mais je sais aussi que je en suis plus le petit nouveau qui arrive sur la pointe des pieds. Je dois montrer autre chose; confirmer bien sûr mais aussi passer un cap supplémentaire et m'imposer."
-- L'entraîneur troyen n'a pas hésité à lui confier une mission encore plus importante. La redisposition tactique opérée à Châteauroux, et probablement reconduite demain soir, le laisse unique récupérateur. Un rôle sur mesure qui lui plaît beaucoup. "Je suis comme un libéro du milieu. Mon rôle, c'est vraiment de couper les actions et ensuite de redonner le meilleur ballon possible aux offensifs, mais je dois aller aider sur les côtés sur les actions adverses."
-- Une véritable sentinelle devant la défense, un poste qui demande une grosse débauche d'énergie. "Dialo a bien tenu son rôle à Châteauroux, détaille Ludovic Batelli. Il n'est pas encore mûr pour un véritable 4-4-2 mais ce nouveau rôle va le faire grandir. Il sait ce qu'il a à faire, il est d'abord attendu dans l'aspect défensif mais il a le potentiel également pour distiller de bons ballons. C'est à lui d'animer son poste."
"Ma priorité, c'est l'Estac"
-- Son impact physique lui permet de tenir le choc, mais il va devoir apprendre à durer, lui qui avait connu un gros coup de pompe en de saison dernière. "C'était un mal pour un bien. Je saurai à quoi m'attendre désormais. Dans un match, il y a des temps forts et des temps faibles. Alors que j'avais tendance à aller avec fougue sur toutes les actions, je vais essayer de mieux gérer mes efforts. Ca passe aussi par un mielleur positionnement, parfois faire 20m de course plutôt que 30m, ça compte. Je dois toujours être pas trop bas, pas trop haut."
-- Mentalement, l'enfant des Mureaux semble également épanoui, prêt à faire une grosse saison. L'attrait des grands clubs français (Marseille, Bordeaux, Paris s'intéressent à lui) à l'inter-saison ne lui a pas fait tourner la tête. Il s'est vite dégagé l'esprit, en se positionnant pour au moins une saison supplémentaire dans l'Aube. "Ma priorité, c'est l'Estac. Ce n'est pas en ayant joué six mois que je peux prétendre à quelque chose. J'ai encore beaucoup à apprendre, et d'ailleurs, je sens que j'apprends au quotidien. Je ne cherche pas ailleurs. C'est l'Estac, et rien d'autre."
- L'Est-Eclair - Jeudi 14 Août 2008 -